Éléments de base pour cheminer vers sa paix intérieure

  • penser à ne pas cheminer seul en permanence : une séance de tapping intentionnel, un travail court sur un objectif précis sont des accompagnements qui autonomisent tout en permettant de se respecter et de découvrir des points de vues plus nombreux et plus riches que les nôtres…
  • être en équilibre dépend d’une suite de déséquilibres que je peux supporter – à moins que je ne sois pas humain.e ou que je cherche à viser sans répit la perfection…
  • doit-on changer le monde tout entier pour enfin aller mieux ou peut-on accepter parfois de se changer soi pour accepter le monde ?
  • dois-je faire porter sur mes épaules toute la responsabilité de mes difficultés et de mes blessures ? attention au mythe du « travail sur soi » qui doit tout résoudre, il peut être destructeur (à tisser avec précaution selon les personnes et les situations)…
  • est-ce que j’arrive à considérer que j’ai un droit à la « fausse note » ? Est-ce que je permets aux autres de profiter de ce droit ?
  • suis-je envahi par des éléments du passé ? des éléments du futur ? puis-je au moins le constater sans me juger, chercher des pistes pour cesser de ruminer ce qui ne peut être changé ou fantasmer sur ce qui n’existe pas encore ? (voir le principe du tapping intentionnel basé sur nos attachements émotionnels)
  • n’ai je qu’un mental ? qu’un ensemble d’émotions ? qu’un corps ? qu’un esprit ou qu’une âme désincarnée ? ou suis-je un ensemble, et si oui quels sont mes déséquilibres actuels ?
  • agir rend heureux ou en tous cas moins malheureux, penser ou ruminer sans agir est rarement suffisant pour être heureux : quel est mon taux de rumination actuel ? Bien sûr l’action d’un esclave ou d’un travailleur exploité déshumanise, il ne s’agit pas de cette action-là !
  • puis-je accepter de me rendre autant de fois que possible au carrefour de mes émotions pour faire le point sur ma situation ? Sinon suis-je prêt à accepter que le monde et les autres dirigent mon humeur et ma vie ?
  • suis-je limité par des croyances, des biais cognitifs, du déni – lesquels ?
  • puis-je accepter de développer une démarche de communication non violente pour moi-même ? Sinon pourquoi n’en suis-je pas digne ?
  • suis-je seul.e ? à la fois oui et non : seul.e forcément (et peut-être souffrant d’une sensation de solitude puissante) mais avec quelles aides ? Croire que je peux / dois retrouver de la sérénité seul.e alors que je suis perdu.e ou que je vais mal c’est risquer d’ajouter de la confusion et de la culpabilité aux difficultés que je rencontre. Quand je vais mieux je peux revenir et revenir encore sur le travail qui m’a aidé à aller mieux et devenir autonome sur ma route – autonome ne veut pas dire que tout va bien ou que je n’ai plus besoin de personne, mais que je suis moins perdu.e et moins mal dans ma vie actuelle.
  • Qu’est-ce qui est nécessaire à mon équilibre intérieur ?
    • C’est avant tout l’observation que je peux mener de toutes mes parts (corps, émotions, pensées, parts de moi qui souffrent, qui se font plaisir, parts de moi enfant, ado, adulte, vieillard…). Plus je m’observe plus je me détache de la souffrance d’être confondu avec ce que je vis. Cela n’empêche ni les difficultés ni les écueils mais permet d’appréhender la vie comme un gigantesque pari, un jeu dans lequel j’évolue avec des expériences en continu.
    • Ensuite c’est la certitude de l’impermanence : l’équilibre parfait n’existe pas dans la durée, mais le malheur continuel non plus. Je ne mérite pas ce que je vis, mais je suis soumis à l’observation de ce que je vis : plus je suis collé, confondu avec ce que je vis plus je souffre. Plus j’établis de distance (accueil, réaction, observation, action) plus je modère mes souffrances, plus je peux choisir des directions qui me respectent lorsque j’en ai l’occasion. L’impermanence n’est pas la prédestination. J’ai le choix très souvent, et je ne le sais que rarement si je suis enfermé par mes croyances, mes peurs, mon inconscient, les parts de moi qui ont souffert, mes blessures, mes traumas, l’histoire de mon clan et de mes ancêtres, la société dans laquelle je vis…
    • Donc j’ai le choix, très souvent, et faire un choix est presque toujours possible – ce qui ne veut pas dire que c’est sans conséquences ni facile !
    • Dire qu’il faut s’aimer est violent pour beaucoup… Mais cette question a une certaine importance, même s’il est tout à fait normal de ne pas s’aimer, ou plutôt de ne pas aimer certaines parts de soi – voire aucune (dans ce cas aucun travail n’est favorable en coaching sans aide psychologique) ! Je peux malgré tout commencer par m’apprivoiser, et pour cela j’ai besoin de m’observer, d’apprendre à me connaitre. De l’aide et des outils seront précieux pour cela. J’utilise le tapping intentionnel, l’IFS, des outils de coaching pour continuer jour après jour à mieux me connaitre, me respecter, m’observer, m’aimer. Je ne le fais pas seul : psychologue, praticien.ne.s, thérapeutes, coach.e.s, famille, ami.e.s : accepter d’être accompagné.e – ou en tous cas de faire cette expérience – est un début formidable à l’expérience de vivre en profitant de sa vie et de progresser sur le chemin de sa paix intérieure !
  • peur(s) de la mort :
    • Je n’ai aucune certitude de ce qui se passera à ma mort ; je peux chercher des théories rassurantes à ce sujet – je peux aussi expérimenter personnellement qu’une part de moi, ce que je nomme ma conscience, existe indépendamment du reste de mon mental (mes autres parts de moi qui régissent souvent ma vie dans des réflexes de survie – conscient, inconscient, subconscient). Cette part de conscience n’est pas attachée à mon corps ni à mon mental, alors… mystère. Voir pour cela les théories de D. Harding et, surtout, s’astreindre à faire les exercices qu’il propose – il n’y a rien à perdre et beaucoup à gagner.
    • une certitude : mon corps physique va mourir et ce sera pour toujours
    • sachant cela je peux me demander comment respecter ce corps qui expérimente l’existence incarnée dans ce monde. Je peux faire des choix de respect pour cette part de moi qui va disparaitre (je lui en demande beaucoup, je pense rarement à mon corps de manière positive)… je peux décider de l’aimer même malade, vieillissant, défaillant, comme on aime un.e ami.e quoi qu’il arrive (je peux choisir de le détester : si c’est le cas je peux me demander pourquoi et trouver de l’aide pour tenter une réconciliation. C’est dur d’aimer son corps tel qu’il est mais c’est possible de l’apprivoiser et de se rapprocher de lui avec de l’aide et de la volonté).
  • Ce qui concerne les autres :
    • et si j’arrivais à me dire concernant les autres : « ça leur appartient » ? ; et si cela me permettait de me concentrer sur ce qui m’appartient en partie ou totalement (à voir si pour moi ma / mon compagne / compagnon, mes enfants, mes collègues m’appartiennent (!) ou s’ils gardent un libre-arbitre qui me permet aussi d’accepter leurs choix et leurs décisions – sachant qu’il m’appartient de donner mon avis… ou pas)
    • et si j’arrivais à considérer que les autres ne fonctionnent pas comme moi (ils ne répondent pas à un mail dans les 5 minutes, ne décrochent pas le téléphone immédiatement, ne comprennent pas à la seconde mes attentes… disons qu’il ne fonctionnent pas comme j’aimerais qu’ils fonctionnent quand j’ai besoin d’eux !).
      • je peux alors me dire : « Ah, mais oui, cette personne n’a pas mes exigences, mes attentes, mon lâcher-prise, etc. on va lui donner une chance et pour cela je vais expliciter mes besoins, mes envies, mes attentes, et voir ce que cela donne ! »
    • et si j’arrivais à faire la part des domaines dans lesquels je peux m’investir et des domaines concernant lesquels je n’ai pas de prise (trop complexes, trop éloignés de ma vie et de mes compétences) ? Si je m’énerve ou si je souffre par rapport à des domaines dans lesquels je ne peux m’investir ou dans lesquels je choisis de ne pas m’investir, qu’est-ce que cela me renvoie sur ce qui m’énerve en moi ?
    • je peux souffrir d’écoanxiété ou de solastalgie, considérer que l’on vit dans une situation de capitalocène ou d’anthropocène : c’est légitime. Dans ce cas je peux agir à mon petit niveau pour m’investir dans la construction d’une démarche qui va positivement dans une autre direction que ce que je considère comme allant mal dans le monde. Si je lutte contre le monde avec mes peurs, ma colère, mon anxiété, en quoi est-ce que je développe des éléments positifs et constructifs ? Il ne s’agit pas d’aimer tout le monde, mais d’aimer la part de soi qui s’investit dans des valeurs que je considère comme positives et importantes.
    • Si le système entier me semble pourri, je peux tenter de trouver des personnes qui font le pari de reconstruire autour de ce système un « échafaudage » sans lutter contre le système en question : juste construire autour d’une manière qui me convient mieux éthiquement. Voir pour cela les théories de Nicolas Gauleret et de l’association « IP Investir la Paix ».
  • que faire face à mes addictions ?
    • les détester n’arrange rien, me détester non plus.
    • les aimer pose question : au fond, en suis-je vraiment fier/fière ? J’ai le droit de ne pas avoir la force de lutter pour modifier ma situation addictive en ce moment, mais est-ce que je vais éviter toute ma vie une situation qui ne me respecte pas moi-même ?
    • Un accompagnement est nécessaire pour travailler mes situations addictives (dues à mes parts qui doivent adopter des addictions pour survivre, pour se sécuriser, pour oublier, pour tromper mes douleurs, peurs, blessures, traumas). Toutes les situations d’addictions peuvent être prises au sérieux et chercher à tisser une autre manière de vivre n’est pas plus violent ou pire que de vivre avec ces addictions – à noter que cette quête peut être longue et difficile, mais ce qu’elle apporte me rendre plus fort.e quoi qu’il arrive.
    • On peut très bien créer des arrangements avec ses addictions pour moins en souffrir ET chercher à tisser une manière de fonctionner non addictive, peu à peu. Si on y parvient c’est une expérience forte (et parfois résoudre un problème d’addiction peut secouer !), sinon on continue à cheminer comme on peut et c’est déjà une satisfaction (car il s’agit d’un progrès lié à des actions et mon cerveau s’en satisfait tellement plus que de subir d’autres parts de moi que je déteste).
  • Mon enfant me pose question / problème
    • est-ce que je peux résoudre ce problème sans me remettre moi-même en question ?
    • Montrer à mon enfant que ses parents peuvent faire des efforts pour apprendre à fonctionner autrement est un cadeau pour la vie (à leur tour ils pourront adopter d’autres comportements s’ils engagent aussi une démarche de réconciliation avec eux-mêmes).
    • si je veux que l’on répare mon enfant (qu’il soit moins violent ou passif, qu’il devienne moins ou plus ceci ou cela) qu’est-ce que cela veut dire sur notre famille, notre clan, notre culture, moi-même ? Qui d’autre que moi peut montrer l’exemple à mon enfant ?
    • mener une démarche sur son fonctionnement ne suffit pas toujours à aider mon enfant (qu’il soit bébé ou adulte), et je peux l’aider aussi en testant ce qui peut sembler lui convenir sans l’enfermer et lui nuire (orientation, pédagogie, sport, loisirs, créativité, thérapies, accompagnements, médecines conventionnelles ou autres). Si mon enfant est mineur je propose des expériences, s’il est majeur et qu’il est d’accord avec cela je fais des propositions qu’il accepte ou non.
    • Je veille à éviter les manipulations toxiques (pour moi / pour mon enfant) ainsi que toute violence (et si je crois qu’il faut en baver pour s’en sortir je peux me l’appliquer tandis qu’il est manipulatoire de l’appliquer aux autres).
  • que faire en cas d’hypervigilance, de sentiment de vide ou d’incapacité d’agir pour soi, de procrastination chronique
    • bien sûr il est nécessaire d’entreprendre un nouveau tissage de son fonctionnement avec un accompagnement solide (pas pour tout résoudre à notre place, mais pour nous apprendre à nous mettre peu à peu en chemin et pour nous soutenir dans notre évolution)
    • ces situations ne sont pas des fatalités (lorsqu’elles provoquent une souffrance et des blocages puissants un travail avec psychologue / psychiatre peut s’avérer nécessaire)
    • travailler l’attitude que je nomme « observation en écran de contrôle » ou « écran d’observation » – s’observer et constater, accueillir (la pratique du tapping intentionnel est précieuse et autonomisante pour cela : voir le fonctionnement du S.E.T sur le site de Steve Wells, vous le travaillez avec moi en séance !)
    • en règle générale s’astreindre à observer les réactions de son corps, de son mental, de ses émotions, de son énergie
    • agir : trouver des actions liées au corps régulières, se donner un rythme et chercher ce qui nous convient jusqu’à s’y tenir ; le tapping permet d’agir mais ne suffit pas toujours
  • est-ce possible de ne plus se sentir nul.le, incapable, imposteur, etc. (réponse : oui, mais pas en 5 mn hors addictions et leurs effets pervers)
    • Il se peut dans ces conditions que j’ai souffert d’une rupture d’amour inconditionnel (quelle que soit la raison)
    • J’ai alors tendance, entre autres traits, à projeter le regard des autres sur moi ainsi : les autres me voient avec tous mes défauts, mes incapacités, mes doutes, mes impostures. Or c’est faux, le problème c’est que je projette des autres vers moi le regard sans concession de mon juge intérieur, comme si chaque personne qui me croise me juge de la manière la plus sévère qui soit… Ce n’est tout simplement pas la réalité !
    • Comme des personnes narcissique peuvent se faire croire que tout le monde les adore, je peux avoir tendance à penser que tout le monde me déteste (et c’est parfois une situation que je connais bien lorsque j’ai subi des manipulations, des blessures et/ou des traumas relationnels, donc mon inconscient ne se rebelle pas contre cette idée et l’adopte comme étant une donnée connue, donc moins dangereuse que d’autres qui elles seraient inconnues).
    • Il se peut même que cela explique que je n’arrive pas à supporter que l’on m’aime ! Tout cela est complexe et le comprendre seul.e sans travailler avec un tiers et des outils ne suffit pas…